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 Préparer le Liban à l’éventualité de catastrophes

Journée mondiale

Une unité pour la gestion des risques de catastrophes, opérationnelle au sein du Grand Sérail, travaille à renforcer l'infrastructure de gestion des catastrophes.

S. B. | OLJ

13/10/2015

Le 13 octobre a été désigné par l'Onu comme la Journée internationale de la prévention des catastrophes. L'objectif de cette journée, selon le site de l'Onu, est de sensibiliser les gens à la manière de prendre des mesures afin de réduire leur risque en cas de catastrophe. Une bonne occasion pour s'interroger sur le degré de préparation du Liban à l'éventualité de catastrophes majeures, naturelles ou autres : grands séismes, inondations, érosions, feux de forêts, etc. Certaines sont plus récurrentes que d'autres, mais il semble bien que la prévention ne fasse pas vraiment partie de la culture.

Pour s'informer de ce que fait le Liban officiel – si souvent empêtré dans ses problèmes – à ce niveau, nous avons interrogé Nathalie Zaarour, directrice du projet de l'unité de gestion des risques de catastrophes, un projet du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), rattaché à la présidence du Conseil des ministres, opérationnelle depuis 2009. « Notre rôle est technique, afin de permettre au gouvernement libanais de renforcer ses capacités en matière de gestion des crises », répond-elle d'emblée, quand on l'interroge sur ce que cette unité est supposée faire en cas de catastrophe. À ne pas confondre, donc, avec la future autorité de gestion des catastrophes, dont le projet de loi n'a toujours pas été adopté par le Parlement. L'unité de gestion des risques a donc plusieurs missions qui visent à renforcer les capacités de l'État en cas de catastrophes. Après plusieurs années de travail, Nathalie Zaarour estime que la réponse à des événements extrêmes est devenue plus efficace, en raison d'une meilleure coordination entre ministères, services et organisations, qui œuvraient individuellement jusque-là.

L'une des tâches qui incombent à cette unité est d'institutionnaliser le cadre de la gestion des catastrophes. « Ce sera la future autorité, dont le projet de loi est toujours au Parlement, qui sera présidée par le Premier ministre et qui aura pour tâche d'être active avant, pendant et après les éventuelles catastrophes », souligne Nathalie Zaarour. Une autre tâche essentielle de l'unité est celle de soutenir le gouvernement libanais pour le développement de sa stratégie nationale de gestion des catastrophes. « Il s'agit d'identifier les risques, d'effectuer les études nécessaires, de faire des recommandations utiles, d'amender des lois au besoin, etc., explique-t-elle. Nous travaillons notamment avec le Conseil national pour la recherche scientifique (CNRS) à mettre les cartes à jour, ce qui permet de déterminer où se trouvent les risques les plus élevés, les zones les plus vulnérables... »

Dans le cadre de cette prérogative, l'unité a aidé à mettre en place une stratégie pour faire face à la catastrophe. « Un groupe de travail a été créé suite au crash de l'avion de la compagnie aérienne au large du Liban en janvier 2010, une catastrophe qui avait mis en relief les défauts de coordination entre les différents services, explique-t-elle. Depuis, le rôle de chaque organisation a été bien défini. Nous avons – malheureusement – eu l'occasion de vérifier que cette coordination avait progressé, par l'action concertée qui a accompagné la série d'explosions qui a suivi. Il faut dire qu'en raison des guerres et des situations exceptionnelles qui prévalent depuis 1975, les uns et les autres ont beaucoup d'expérience. C'est sur la coordination qu'il fallait, et qu'il faut toujours insister. » Selon Nathalie Zaarour, l'unité est soucieuse de ne pas s'adresser simplement aux hautes autorités : elle a préparé, ou est en train de préparer, des plans pour les ministères concernés, certaines administrations comme celle de l'aéroport de Beyrouth, les mohafazats et les caïmacamats. Le Liban, pays pilote

Le renforcement des capacités est une autre facette de la mission de cette unité. « Un curriculum sur la gestion des risques a été inclus dans le programme de l'Ena au Liban, ainsi que dans le cursus de l'École des officiers, dit la directrice du projet de l'unité. De plus, dans le cadre d'une campagne internationale baptisée " cités résilientes ", nous avons réussi à inscrire six villes principales qui sont Tripoli, Jbeil, Beyrouth, Baalbeck, Saïda et Tyr. Elles pourront réaliser de petits projets qui aident à mieux résister aux aléas. »

L'unité s'occupe également de sensibilisation, notamment par des campagnes et par la publication d'un guide pour les foyers, sur les mesures de prévention contre les dangers des catastrophes. Enfin, une stratégie sur l'introduction de la théorie du genre dans les stratégies de réduction des risques de catastrophe a été effectuée par Fadia Kiwan, comprenant, notamment, une recherche sur les lois existantes et leur conformité aux besoins spécifiques des femmes, comme dans le cas d'une crise des réfugiés. Dans ses activités à venir, l'unité lancera bientôt une stratégie pour la protection des sites historiques, et une nouvelle carte des risques préparée avec le CNRS. Par ailleurs, le centre régional du Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNISDR), situé au Caire, a décidé de considérer le Liban comme un pays pilote pour la qualité de ses rapports et de son suivi des questions relatives à la gestion et l'estimation des risques
Last Update Date:Date de mise à jour:آخر تحديث في تاريخ:4/28/2016 4:12 PM
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