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 Pour une meilleure coordination entre les instances sur le terrain en cas de catastrophe naturelle

Depuis 2005, les Nations unies œuvrent pour la réduction des risques dus aux catastrophes naturelles. Au Liban, le Pnud a mis en place un projet conjoint sur ce plan avec la présidence du Conseil des ministres. Intitulé « Projet pour la gestion des risques des catastrophes », il vise notamment à renforcer la coordination sur le terrain et prévoir certains risques. « Nous avons mis en place une cellule de crise après la guerre de 2006 et nous avons ensuite entamé les travaux sur le terrain », souligne dans un entretien avec L'Orient-Le Jour Nathalie Zaarour, directrice du projet. « Bien que le Liban ait une profonde expérience dans la réaction aux catastrophes, les systèmes et les capacités nécessaires pour coordonner une réaction à ces catastrophes font défaut. Dans ce cadre, il n'existe pas, par exemple, une agence nationale désignée pour faciliter la coordination des efforts des ministères, départements, agences, autorités locales, société civile et communauté scientifique », explique-t-elle. En cas de catastrophe donc, tout le monde se retrouve sur le terrain sans aucune coordination. « Nous sommes en train de changer ces habitudes petit à petit en encourageant les divers services à se faire confiance et à coordonner leur action », dit-elle. La tâche n'est pas aisée, surtout qu'au Liban, plusieurs services de sécurité et des secouristes de tout bord se retrouvent sur le terrain en cas de catastrophe. Le Pnud a œuvré avec l'armée libanaise, les FSI, la Défense civile, la Croix-Rouge libanaise et divers ministères pour encourager la coopération, et une cellule conjointe a été mise en place dans ce cadre. « Cette bonne coordination sur le terrain s'est traduite il y a quatre ans à Achrafieh, en octobre 2012, suite à l'attentat qui avait ciblé le chef des services de renseignements des FSI, Wissam el-Hassan », note la directrice du projet, rappelant que le véritable travail de coordination avait été entamé avec l'effondrement de l'immeuble de Fassouh, en février de la même année. Ce projet conjoint du Pnud et de la présidence du Conseil des ministres se manifeste à plusieurs niveaux. Ainsi, des stages de formation et des séminaires sont souvent destinés aux personnes concernées par la gestion des catastrophes avec des experts français et européens. Plusieurs opérations de simulation de catastrophes ont aussi été organisées, notamment à Byblos et à Zouk. Prochainement, une opération de simulation de catastrophe dans la centrale électrique de Zouk aura lieu. Des photographies prises par des drones sont en train d'être collectées pour effectuer des études sur la prévention des glissements de terrain dans le Akkar. Une e-librairie répertoriant toutes les catastrophes naturelles au Liban a été créée. Ce centre de documentation informatique entre dans le cadre d'une étude du CNRS prenant en considération les catastrophes naturelles du passé dans toutes les régions libanaises afin d'effectuer un travail de prévention à l'avenir.

 

Coopération avec l'Union européenne

 

Laurent de Pierrefeu est un expert français de l'Union européenne, spécialiste en gestion des désastres ; il a travaillé avec le projet du Pnud pour la réduction des risques dus aux catastrophes naturelles. Il souligne dans un entretien avec L'Orient-Le Jour que « le programme Euromed pour la prévention, la préparation et la réponse aux catastrophes naturelles et humaines (PPRD Sud) est un programme de coopération entre l'Europe et ses pays voisins, dont le Liban, sur la problématique de la gestion des risques et de la réponse face aux catastrophes naturelles ou technologiques ». « Ce programme européen a fonctionné depuis 2013 suivant trois axes : le renforcement des liens entre le Liban et l'Union européenne pour permettre une meilleure compréhension des structures de gestion de crises, facilitant ainsi toute éventuelle future coopération opérationnelle en cas de catastrophe majeure dans la région ; le renforcement des liens avec d'autres pays de la région méditerranéenne sur les sujets de gestion des risques et de gestion des crises, comme l'Italie, la France, l'Algérie, la Tunisie, l'Égypte et la Jordanie ; ainsi que le renforcement des capacités libanaises en matière de gestion de risques et de gestion de crises », explique-t-il. Il note également que divers événements ont été organisés au Liban selon trois thématiques, à savoir l'assistance internationale, la communication de crise et la gestion des risques. « Pour l'assistance internationale, il s'agit de savoir comment demander, recevoir et gérer l'assistance internationale sur son territoire lors d'une catastrophe importante, souligne Laurent de Pierrefeu. Cela suppose de bien connaître cet environnement international relatif à la réponse aux catastrophes et de bien préparer les procédures interministérielles qui vont permettre de garder le contrôle d'une aide étrangère qui peut être massive, notamment pour préparer les aéroports, les ports, les règlements douaniers, les facilités de visa, adapter les règlements sanitaires, assurer la sécurité, guider, fournir des moyens logistiques... » indique l'expert. « La communication de crise est articulée autour des notions de message-clé et de transparence dans la responsabilité, souligne-t-il. Une session a permis à des communicants des ministères engagés dans la gestion de crises au sein de la nouvelle salle nationale des opérations, située au Grand Sérail, de se retrouver et d'échanger des points de vue et des méthodes avec des spécialistes européens et libanais. La gestion de crise est un processus qui dépend essentiellement de deux facteurs : la prise de décision et la communication. Il est donc particulièrement important de développer une position officielle cohérente et transparente », note-t-il. « En ce qui concerne la gestion des risques, un séminaire de deux semaines au bénéfice de tous les ministères impliqués dans la prévention et la préparation face aux accidents et catastrophes de toute nature a été organisé pour présenter des méthodes et des outils destinés à systématiser, enregistrer, cartographier la connaissance disponible sur les différents risques présents au Liban », poursuit-il. Kassem Chaalan de la Croix-Rouge libanaise déclare de son côté à L'Orient-Le Jour que « le plus important dans les formations organisées est la coopération entre les diverses parties qui se trouvent sur le terrain au moment d'une crise, que ce soit sur le plan des opérations de sauvetage ou du partage des informations et des données. Cette coordination se passe sur tout le territoire libanais et constitue une réussite en soi pour le projet du Pnud portant sur la gestion des risques des catastrophes ».

 

Pour une meilleure coordination entre les instances sur le terrain en cas de catastrophe naturelle
Last Update Date:Date de mise à jour:آخر تحديث في تاريخ:10/19/2016 12:43 PM
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